Guide de dépistage des infections sexuellement transmissibles · 2026
Les tests de dépistage de l'herpès sont parmi les plus angoissants en matière de santé sexuelle, principalement parce que des tests inappropriés sont prescrits.
Par MedEx · Mis à jour en septembre 2026 · Temps de lecture approximatif : 9 minutes
Réponse rapide
En cas de lésion, effectuez un prélèvement : la PCR sur prélèvement est le test de référence pour l’herpès et permet d’identifier le type de virus (HSV-1 ou HSV-2). Les analyses sanguines sont différentes : la sérologie IgG spécifique au type indique si vous avez été infecté(e) par le virus, mais pas où, quand ni par qui. Les recommandations déconseillent son utilisation pour le dépistage général en raison des faux positifs et de la faible valeur du résultat. Le test IgM anti-HSV est totalement déconseillé : il est peu fiable et ne permet pas de distinguer une infection récente d’une infection ancienne. Le HSV-1 est aujourd’hui responsable d’une grande partie des primo-infections génitales.
Dans ce guide
- En cas de lésion, prélevez un échantillon
- Ce qu'une analyse sanguine peut et ne peut pas vous révéler
- L'HSV-1 et l'HSV-2 ne sont pas ce que les gens imaginent
- Vivre avec un diagnostic
| Meilleur test avec une lésion | PCR d'un prélèvement effectué à la base de la lésion ou dans le liquide de la bulle, précocement |
|---|---|
| Analyse de sang | IgG spécifiques de type (glycoprotéine G du HSV-1 et du HSV-2) — utilisation limitée |
| Éviter | IgM anti-HSV — test peu fiable et non recommandé par les directives |
| Fenêtre sérologique | Les anticorps peuvent mettre jusqu'à 12 à 16 semaines à se développer |
| Collection | Consultations en clinique ou à domicile à Bangkok ou dans plus de 20 centres MedEx à travers le pays ; kits à domicile également disponibles |
| Prix | Répertorié sur la page de dépistage des IST et MST de MedEx et dans le catalogue des analyses de laboratoire. |
En cas de lésion, prélevez un échantillon
La PCR sur un prélèvement effectué directement sur une lésion est plus sensible que la culture virale et apporte une réponse définitive : présence ou absence de virus, et de quel type. Le moment du prélèvement est crucial : le rendement est maximal lorsque la lésion est récente, idéalement une ampoule fraîche ou un ulcère récemment ouvert, et diminue à mesure que la lésion forme une croûte et cicatrise.
Un prélèvement négatif sur une lésion croûteuse ancienne n'exclut pas l'herpès. Si le prélèvement est négatif mais que le tableau clinique est compatible, le médecin peut répéter le prélèvement lors de la prochaine crise.
Le facteur temps étant déterminant, un rendez-vous rapide est essentiel. Un médecin de garde 24h/24 et 7j/7 ou un créneau disponible le jour même sont plus utiles que d'attendre plusieurs jours un horaire qui convienne.
Vous avez une lésion ? Un prélèvement effectué précocement apporte une réponse définitive.
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Ce qu'une analyse sanguine peut et ne peut pas vous révéler
La sérologie IgG spécifique de type détecte les anticorps dirigés contre la glycoprotéine G du HSV-1 ou du HSV-2. Elle répond à une question : avez-vous déjà été infecté par ce type de virus ?
Ce que cela ne vous dit pas :
- Où se situe l'infection ? La positivité au HSV-1 reflète généralement une infection orale contractée dans l'enfance, mais le HSV-1 provoque également l'herpès génital. La sérologie ne permet pas de déterminer le site de l'infection.
- Quand avez-vous contracté l'infection ? Il est impossible de dater l'infection à partir d'un seul résultat d'IgG.
- De qui ? Les anticorps persistent à vie, donc un résultat positif ne dit rien sur un partenaire récent.
Les résultats faiblement positifs aux tests IgG anti-HSV-2 constituent un problème reconnu, les faux positifs étant fréquents à proximité du seuil de positivité. C'est pourquoi les recommandations déconseillent le dépistage sérologique systématique de l'HSV dans la population générale. Ce dépistage a toutefois son utilité dans des situations spécifiques : symptômes génitaux récurrents malgré des prélèvements négatifs répétés, partenaire atteint d'herpès connu, évaluation pendant la grossesse dans certains cas, et parfois pour éclairer une discussion sur le risque de transmission au sein d'un couple.
L'HSV-1 et l'HSV-2 ne sont pas ce que les gens imaginent
| HSV-1 | Traditionnellement transmis par voie orale, l'herpès génital par le HSV-1 est aujourd'hui responsable d'une part importante et croissante des premiers épisodes, et se transmet par voie orale. L'herpès génital par le HSV-1 tend à récidiver moins fréquemment que par le HSV-2. |
|---|---|
| HSV-2 | À prédominance génitale. Récidive plus fréquente et excrétion asymptomatique plus courante, ce qui augmente le risque de transmission entre les épisodes. |
Le type de lésion est donc important pour le pronostic et pour la discussion avec le partenaire, ce qui constitue une raison supplémentaire de prélever un échantillon sur la lésion plutôt que de se fier à un test sanguin qui s'est révélé positif pour une infection contractée des années auparavant.
Les deux types d'herpès peuvent se transmettre en l'absence de lésion, par excrétion virale asymptomatique. C'est pourquoi l'herpès est si fréquent et pourquoi le diagnostic identifie rarement la cause.
Vivre avec un diagnostic
Il n'existe pas de traitement curatif, mais les traitements antiviraux sont efficaces et bien établis. Deux approches sont possibles : un traitement épisodique, débuté dès les premiers signes d'une poussée, et un traitement suppressif quotidien, qui réduit la fréquence des récidives et le risque de transmission à un partenaire. Le choix dépend de la fréquence des poussées et de vos priorités.
Mesures pratiques réduisant la transmission : éviter les rapports sexuels pendant une poussée et depuis les premiers picotements prodromiques jusqu’à la guérison complète des lésions ; utilisation systématique du préservatif, qui réduit le risque sans toutefois l’éliminer ; et traitement suppressif pour le partenaire positif dans un couple sérodiscordant.
L'impact psychologique est souvent plus important que l'impact physique. Il est important de préciser que l'herpès est extrêmement fréquent, qu'il provoque généralement des symptômes mineurs et intermittents et qu'il n'affecte pas la fertilité. En cas de grossesse, notamment lors d'une première poussée au cours du troisième trimestre, un avis spécialisé est nécessaire ; il est conseillé de prendre rendez-vous pour une téléconsultation.
Les ordonnances antivirales sont disponibles après une consultation médicale, avec livraison par service de livraison express de médicaments.
Foire aux questions
Quel est le meilleur test pour l'herpès ?
En cas de lésion, le test PCR réalisé à partir d'un prélèvement effectué à la base de la lésion ou dans le liquide de la vésicule est l'examen de choix. Plus sensible que la culture, il permet d'identifier le type de virus (HSV-1 ou HSV-2). Il est recommandé de réaliser ce test dès l'apparition des symptômes.
Devrais-je faire un test sanguin pour l'HSV ?
La sérologie IgG spécifique de type présente une valeur limitée et n'est pas recommandée pour le dépistage en population générale. Elle ne permet pas de déterminer le siège de l'infection, la date de contamination ni la source de contamination, et les faux positifs proches du seuil de positivité constituent un problème connu.
Le test HSV IgM est-il utile ?
Non, le test HSV IgM n'est pas fiable, ne permet pas de distinguer une infection récente d'une infection ancienne et peut être positif lors des récidives. Les recommandations déconseillent son utilisation.
Le virus HSV-1 peut-il provoquer un herpès génital ?
Oui, et il représente désormais une part importante et croissante des premiers épisodes d'herpès génital, transmis par voie orale. L'herpès génital de type 1 (HSV-1) a tendance à récidiver moins souvent que celui de type 2 (HSV-2).
Combien de temps après l'exposition les anticorps contre l'herpès apparaissent-ils ?
Les anticorps peuvent mettre jusqu'à 12 à 16 semaines à se développer, c'est pourquoi un test sanguin négatif peu de temps après une exposition possible n'exclut pas une infection.
Peut-on transmettre l'herpès sans présenter de symptômes ?
Oui. L'excrétion virale asymptomatique se produit entre les poussées, ce qui explique la fréquence de l'infection. L'utilisation systématique du préservatif et un traitement antiviral quotidien réduisent le risque de transmission, sans toutefois l'éliminer.
Des épidémies récurrentes ? Un traitement suppressif permet de réduire à la fois le nombre d’épisodes et la transmission.
Sources et lectures complémentaires
- Recommandations du CDC pour le traitement des infections sexuellement transmissibles : Herpès génital
- Recommandations de la BASHH sur la prise en charge de l'herpès anogénital
- Service de dépistage des IST et des MST MedEx
Avertissement médical : Cet article fournit des informations générales sur la santé et ne remplace en aucun cas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Les valeurs de référence varient d’un laboratoire à l’autre et les résultats doivent être interprétés en tenant compte de vos symptômes, de vos médicaments et de vos antécédents médicaux. Consultez un professionnel de santé qualifié avant de commencer, d’arrêter ou de modifier un traitement. Les détails des services, les prestations incluses et les prix peuvent être modifiés ; veuillez les confirmer auprès de MedEx avant de réserver.
